Ce grand projet urbain de métamorphose de la ville sur elle-même valorise la structure paysagère du site pour en faire une armature verte solide, apte à désenclaver le site en tissant des relations avec les quartiers alentours. Cette armature paysagère prolonge les dynamiques depuis le centre-ville de Montpellier jusqu'à port Marianne, en s’appuyant sur un parc existant à l'Ouest et sur la Lironde à l'Est, qui est déjà le support des mobilités douces dans le quartier. Le plein, c'est à dire le bâti, se construit à partir d’un vide structurant. Définir les limites de l'armature est l'étape primordiale du projet.
Ensuite, il s’agit d’optimiser la valeur foncière du site, pour l'instant faible car résultant d’une juxtaposition de tissus peu denses, plus que d’une composition. Apporter une diversité typologique, mixant différentes façons d’habiter, a pour ambition de revaloriser le site tout en conservant sa pluralité.
Enfin, il est nécessaire de développer le réseau d'infrastructures et d'équipements publics (pour l’instant nul), pour renouer le site à son contexte proche, en s'appuyant sur les routes existantes et en créant des axes structurant à l’échelle du site entier. Un phasage à court terme (horizon 2020 pour le quartier Sud), moyen terme (horizon 2030 pour le quartier Ouest) et long terme (horizon 2040 pour le quartier Est) permet d'assurer une stratégie réaliste et flexible, tenant compte des habitants et des nouveaux enjeux de développement durable.